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5 groupes de pop rock australien qu’on a kiffés !

Le groupe HighSchool posant sur un canapé devant un mur blanc
Le groupe HighSchool posant sur un canapé devant un mur blanc
Le groupe HighSchool, de Melbourne à Londres.

Si le pop rock australien ne t’évoque qu’AC/DC, tu as quelques décennies de retard… Depuis longtemps, c’est une scène musicale unique et pleine de talent qui mérite un petit tour d’horizon !

1. Royel Otis (Sydney)

Royel Otis est sans doute le groupe australien actuel le plus connu. Royel Maddell tient la guitare et Otis Pavlovic le chant. En 2024, ils repartent des ARIA Awards, les récompenses de l’industrie australienne, avec quatre trophées sur huit nominations, le meilleur total de la soirée.

Tout est parti d’une reprise. Invités en 2024 dans Like A Version, la session live de la radio triple j, ils s’attaquent à « Murder on the Dancefloor » de Sophie Ellis-Bextor. Leur version finit deuxième du Hottest 100 de l’année et devient la première session Like A Version jamais nommée au titre de chanson de l’année aux ARIA.

L’album Pratts & Pain (2024) a été enregistré dans le sud de Londres avec Dan Carey. Les artistes de la nouvelle scène alternative UK/Irlande sont nombreux à être passés par sa console, de Fontaines D.C. à Wet Leg, et le premier album de Royel Otis en garde le grain, des guitares sèches et des arrangements laissés bruts. Pour Hickey, le deuxième album, le duo a changé de camp et s’est installé à Los Angeles pour produire de nouvelles sonorités. Les critiques sont moins unanimes mais on n’est pas forcément d’accord…

2. Girl and Girl (Gold Coast)

Girl and Girl est un quatuor du Queensland dont la batteuse est la tante du chanteur. La formation du groupe tient en une scène. Kai James et Jayden Williams révisaient leur examen de musique dans le garage de la mère de James. Sa tante, Melissa James, est rentrée de promener son chien et s’est assise derrière la batterie pour les aider. Elle n’est jamais repartie…

Call A Doctor a été enregistré à Melbourne, au studio Sundowner Sound, pendant deux semaines où le groupe a mangé et dormi sur place. Les onze titres viennent d’anciennes maquettes que Kai James a reprises avec de nouveaux textes, autour de ce qu’il décrit comme quelqu’un enfermé dans sa propre tête qui cherche la sortie.

Ce qui frappe à l’écoute, c’est l’écart entre les mélodies, franchement pop, et la façon dont le groupe les joue, plus vite et plus sale que nécessaire. C’est cette tension qui fait le disque.

3. HighSchool (Melbourne)

HighSchool est un duo de Melbourne installé à Londres, formé par Rory Trobbiani et Luke Scott. Le groupe a construit son image avant son son, et il l’assume : les clips et les tenues sont venus d’abord, la musique a été calibrée ensuite pour aller avec.

L’album a été enregistré entre Londres, Lewes dans le Sussex et Melbourne, avec Ben Hillier à la production, l’homme derrière des disques de Blur et de Depeche Mode, épaulé par Finn Bellingham. Cela s’entend surtout dans les basses, épaisses et mixées haut, qui donnent au post-punk du groupe un poids que les EP n’avaient pas. Les textes parlent d’adolescence de banlieue et de sa nostalgie qui va avec.

4. Radio Free Alice (Melbourne)

Radio Free Alice sort son premier album, What’s In Between, en 2026 chez Atlantic Records. Le groupe est né à Sydney en 2020 avant de s’installer à Melbourne. Il est composé de Noah Learmonth au chant et à la guitare, Jules Paradiso à l’autre guitare, Michael Phillips à la basse et au saxophone, Lochie Dowd à la batterie.

2026 est leur année. Signature chez Atlantic, premier single « Lunch Money » en juin, passage au Governors Ball à New York dans la foulée, Riot Fest et Austin City Limits ensuite. En août, ils ont joué gratuitement sous un pont de chemin de fer à Bermondsey, au sud de Londres, devant plus de cinq cents personnes. Une tournée européenne suit en novembre.

Ce qui les sépare du reste d’un post-punk australien très fourni tient en un mot : ils écrivent des refrains. Là où leurs contemporains construisent des ambiances, Radio Free Alice vise l’accroche, avec un saxophone qui traîne et des chœurs qui sonnent 1985.

5. Sex Mask (Melbourne)

Sex Mask est le groupe le plus rugueux de cette sélection. Le trio de Melbourne a sorti un EP de quatre titres en août 2026 chez le label anglais Unpopular : « Raid », « Lockjaw », « Sweat » et « TYFU ». Wry Gray écrit et chante, Vicente Moncada tient la batterie, Kaya Martin la guitare et les synthés.

Ils enregistrent et produisent ce que Gray écrit, sans intermédiaire, ce qui donne des morceaux saturés et courts, souvent sous les trois minutes. Les textes de Gray tirent vers le collage absurde, la guitare de Martin refuse la mélodie évidente, et l’ensemble se rapproche davantage de la no wave que du pop rock.